Comment fermer une cheminée avec une plaque : guide complet pour une obturation réussie

28 juin 2026

Pourquoi condamner votre cheminée ?

Un courant d’air glacial dans le salon alors que le chauffage tourne à plein régime. Une facture d’énergie qui flambe sans raison. Et cette odeur de suie humide qui remonte les jours de pluie. Si vous vivez avec une cheminée ouverte que vous n’utilisez plus, vous connaissez forcément l’un de ces scénarios.

Un foyer ouvert inutilisé agit comme une pompe à chaleur inversée. Il aspire l’air chaud de votre intérieur et l’expulse directement par le conduit, 24 heures sur 24. Une étude du CEREMA a montré qu’une cheminée ancienne sans dispositif de fermeture peut générer jusqu’à 15 % de déperditions thermiques supplémentaires. Concrètement, vous chauffez l’extérieur.

L’essentiel pour fermer une cheminée

Plutôt que d’acheter un produit standard, vous pouvez fabriquer vous-même une plaque en tôle ou en contreplaqué après un ramonage obligatoire. L’étanchéité, l’isolation et une grille de ventilation sont les trois piliers d’une fermeture durable. Pensez aussi au conduit côté toiture pour éviter les infiltrations.

Fermer cette cheminée avec une plaque adaptée apporte trois bénéfices immédiats : la fin des courants d’air parasites, une économie de chauffage mesurable (souvent 5 à 10 % dès le premier hiver), et la neutralisation des risques de refoulement de fumée ou de monoxyde de carbone si le tirage s’inverse par grand vent.

Deux options s’offrent à vous. La fermeture temporaire, réversible, si vous envisagez de rouvrir plus tard ou d’installer un insert. Et la condamnation définitive, qui doit respecter le DTU 24.1 et intégrer une ventilation pour éviter les pathologies du bâti. Dans les deux cas, c’est un chantier accessible à un bon bricoleur, pour un budget souvent inférieur à 100 euros. Découvrez quel matériau choisir, comment le poser vous-même, et les précautions à prendre selon votre cheminée.

Quel matériau pour votre plaque de fermeture ?

Le matériau détermine la longévité de votre fermeture, son isolation et son rendu esthétique. Trop de plaques en aggloméré gonflent dès la première saison, ou de tôles fines vibrent au moindre coup de vent. Voici un comparatif sans détour.

Vue de dessus de quatre matériaux pour plaque de fermeture de cheminée disposés sur un établi en béton gris clair : tôle galvanisée, verre trempé transparent, plaque en fonte et contreplaqué.

Comparatif visuel : tôle, verre, fonte, contreplaqué

Matériau Isolation Prix indicatif Facilité de pose Usage recommandé
Tôle galvanisée ★★☆☆☆ 15 à 30 € ★★★★★ Fermeture définitive intérieure ou toiture. Excellente résistance à l’humidité.
Verre trempé ★★☆☆☆ 60 à 120 € ★★★☆☆ Fermeture esthétique, laisse passer la lumière. Nécessite découpe sur mesure.
Fonte ★★★★☆ 80 à 150 € ★★☆☆☆ Isolation phonique et thermique maximale. Lourd, fixation renforcée obligatoire.
Contreplaqué ★★★☆☆ 10 à 25 € ★★★★★ Solution temporaire ou petit budget. Ne résiste pas à l’humidité prolongée.

La tôle galvanisée reste le choix le plus équilibré pour une fermeture durable. Insensible aux variations hygrométriques, elle se découpe à la grignoteuse ou aux cisailles, et se fixe simplement sur un cadre bois ou directement dans le foyer avec des pattes métalliques. En 2 mm, elle ne vibre pas et offre une rigidité suffisante pour la plupart des ouvertures. Pour affiner votre budget global, consultez notre guide des prix de cheminée à Lyon.

Le contreplaqué a un avantage : il se travaille avec une scie sauteuse basique et coûte peu. Mais réservez-le aux conduits parfaitement secs et pour une durée limitée. J’ai déjà dû remplacer une plaque gondolée en six mois à cause de remontées capillaires depuis le solin de toiture.

Comment choisir selon votre usage

Votre critère numéro un, c’est l’usage de la pièce. Si la cheminée est dans un salon traversant et que vous voulez conserver la lumière naturelle, le verre trempé (6 mm minimum) est imbattable. Certains clients l’utilisent même comme fond décoratif en plaçant un éclairage LED derrière. Comptez 60 à 120 euros pour une découpe sur mesure chez un miroitier.

Pour une chambre ou un bureau où le bruit de la rue remonte par le conduit, la fonte est votre meilleure alliée. Sa masse absorbe les vibrations et les sons. En contrepartie, prévoyez une fixation avec des chevilles métalliques dans la maçonnerie, jamais dans les briques creuses. Une plaque de 60 × 50 cm en fonte peut peser 15 kilos.

Pour la toiture, la tôle galvanisée ou l’inox s’imposent. Aucun autre matériau ne résiste correctement aux UV, à la pluie et au gel. Pour les ouvertures non standard – fréquentes sur les cheminées anciennes – faites découper une plaque sur mesure chez un chaudronnier ou via une découpe laser en ligne. Le surcoût modeste (30 à 50 euros) vous épargne des heures de calfeutrage approximatif.

Les préparatifs indispensables avant la pose

Avant de sortir les outils, trois étapes incontournables. Les négliger, c’est s’exposer à des problèmes d’humidité, des mauvaises odeurs persistantes, voire un risque d’intoxication si le conduit n’est pas parfaitement nettoyé.

Le ramonage obligatoire. L’article L. 2213-26 du Code général des collectivités territoriales impose un ramonage mécanique complet avant toute condamnation définitive. Un conduit encrassé de bistre (ces dépôts noirs et durs) dégage des composés acides qui attaquent les matériaux et diffusent une odeur tenace. Faites intervenir un ramoneur professionnel et conservez le certificat : votre assurance habitation pourrait vous le réclamer en cas de sinistre. Pour approfondir la préparation du conduit, découvrez notre guide du chemisage de cheminée.

Le nettoyage du foyer. Une fois le conduit ramoné, aspirez intégralement le foyer, les parois et l’avaloire. Portez un masque FFP2, la suie fine est très irritante. Passez une brosse métallique sur les briques réfractaires pour éliminer les dépôts incrustés. Cette étape garantit une bonne adhérence des mastics et colles à venir.

La prise de mesures. Ne mesurez pas uniquement la largeur et la hauteur de l’ouverture. Vérifiez l’équerrage : sur une cheminée ancienne, il n’est pas rare que les angles ne fassent pas 90°. Mesurez les diagonales dans les deux sens, et notez la profondeur du tableau pour anticiper l’épaisseur de l’isolant. Si une grille de ventilation est prévue, repérez dès maintenant son emplacement pour ne pas percer accidentellement le conduit de fumée.

Même sur une vieille cheminée que vous pensez condamnée depuis longtemps, ces gestes simples évitent bien des déconvenues. J’ai vu un propriétaire découvrir que son conduit servait encore de nid à des martinets six mois après avoir vissé sa plaque, faute d’avoir vérifié la présence d’une grille anti-volatiles.

Poser la plaque dans le foyer : le guide pas à pas

Vous avez votre matériau, vos mesures, et le conduit est propre. Passons au montage, étape par étape. Prenez votre temps, ne bâclez aucune fixation.

Des mains gantées positionnent une plaque métallique dans un foyer en pierre, avec une perceuse sans fil et des rouleaux d’isolant thermique à proximité, éclairé par la lumière naturelle.

1. Découper la plaque aux dimensions exactes

Tracez vos cotes directement sur la plaque au feutre indélébile avec une règle de maçon. Pour la tôle galvanisée, une grignoteuse électrique donne une coupe nette sans bavure ; à défaut, des cisailles à tôle manuelles feront l’affaire, mais limez les bords ensuite. Le contreplaqué se découpe à la scie sauteuse avec une lame à denture fine, face visible vers le bas pour éviter les éclats. Le verre et la fonte se font obligatoirement découper sur mesure par un professionnel.

Astuce de chantier : découpez toujours 2 à 3 millimètres plus petit que vos cotes réelles. Vous comblerez ce jeu avec un joint périphérique en fin de pose, ce qui évite de contraindre la plaque si le bâti travaille.

Sécurité

Portez des gants anti-coupure pour manipuler la tôle fraîchement découpée. Les bords sont tranchants comme des lames de rasoir.

2. Installer un isolant thermique si nécessaire

Si votre plaque n’a pas de propriétés isolantes propres (tôle, verre simple), intercalez un panneau de laine de roche compressée entre la plaque et le fond du foyer. Découpez-le aux mêmes dimensions, glissez-le dans le tableau, et maintenez-le provisoirement avec du ruban adhésif aluminium. Cet isolant bloque l’effet de paroi froide et les remontées d’air.

Quand l’utiliser ? Dès que la cheminée donne sur une pièce chauffée en continu. Pour une résidence secondaire fermée l’hiver, ce n’est pas indispensable.

3. Fixer solidement la plaque sans contraindre le bâti

Deux écoles : la fixation mécanique par pattes métalliques vissées, ou le collage. Mon approche combine les deux pour une tenue irréprochable. Posez d’abord un cordon de mastic-colle polyuréthane (type Sikaflex) sur le pourtour du tableau intérieur. Positionnez la plaque, appuyez fermement, puis installez quatre pattes de fixation en L réparties sur le périmètre. Vissez-les dans la maçonnerie avec des chevilles adaptées au matériau du foyer (béton cellulaire, brique pleine, pierre).

Chantier

Ne vissez jamais directement dans un manteau de cheminée ancien sans avoir vérifié son état. Si la pierre est friable ou si le mortier s’effrite, utilisez exclusivement des fixations chimiques (scellement par résine) pour ne pas créer de fissures.

4. Assurer l’étanchéité et la ventilation

Une fois la plaque maintenue, appliquez un joint silicone haute température sur tout le pourtour, côté intérieur et côté visible. Lissez-le au doigt mouillé pour une finition propre. Ce joint absorbe les micro-dilatations et empêche l’air de s’infiltrer.

Si la fermeture est définitive, posez impérativement une grille de ventilation en partie basse de la plaque. Percez une ouverture rectangulaire, installez une grille à lames orientables (15 × 10 cm minimum), et fixez-la avec quatre vis. Cette ventilation évite la condensation dans le conduit, qui dégrade les matériaux et génère des taches d’humidité.

Avant de refermer totalement, vérifiez l’absence de tirage résiduel. Approchez une flamme de briquet près de la grille : si elle vacille, le conduit n’est pas étanche en partie haute. Vous devrez aussi le fermer côté toit.

Fermer le conduit de cheminée sur le toit : un guide sécurisé

L’obturation intérieure seule ne suffit pas. Le conduit débouche toujours à l’air libre, et l’eau de pluie, la neige, les feuilles mortes continuent de s’y engouffrer. À terme, vous aurez des infiltrations dans le coffrage, des auréoles au plafond, et une dégradation des boisseaux par le gel. La fermeture côté toit sécurise l’ensemble.

Vue en contre-plongée d’une souche de cheminée traditionnelle en terre cuite surmontée d’un capuchon d’étanchéité sur mesure en acier inoxydable, avec un solin métallique et des joints de mastic visibles à la base, sur fond de ciel bleu avec nuages épars et tuiles en terre cuite.
Sécurité toiture

Ne montez jamais seul sur un toit. Portez un harnais de sécurité arrimé à un point fixe. Vérifiez la météo : aucune intervention par vent supérieur à 30 km/h ou sur toiture humide. Utilisez une échelle de couvreur avec crochet de faîtage, jamais une échelle simple posée contre la gouttière.

Suivez ces quatre étapes :

  • Relever les cotes exactes de la sortie de toit. Mesurez le diamètre extérieur du conduit au niveau du couronnement, ainsi que les dimensions du solin. Notez l’épaisseur du matériau : terre cuite, béton, boisseau.
  • Choisir une plaque métallique avec joint d’étanchéité. La tôle galvanisée de 2 mm d’épaisseur minimum convient pour une fermeture standard. L’inox 304L (20 à 30 % plus cher) est recommandé en zone littorale ou montagnarde. La plaque doit déborder d’au moins 5 cm tout autour du conduit.
  • Fixer mécaniquement, pas seulement coller. Appliquez un cordon de mastic-colle polyuréthane sur le pourtour supérieur du conduit, positionnez la plaque, puis fixez-la avec quatre vis autoperceuses et des rondelles d’étanchéité sur les flancs extérieurs du boisseau. Ne vissez jamais dans les joints entre boisseaux. Si le conduit est en terre cuite, préférez un cerclage métallique avec collier de serrage plutôt que de le percer.
  • Vérifier l’étanchéité à la première pluie. Remontez dans les combles 48 heures après une bonne averse et inspectez le pourtour du conduit avec une lampe torche. La moindre trace brillante d’humidité doit vous alerter : reprenez le joint silicone ou vérifiez l’état du solin.

Un point souvent négligé : le recouvrement du solin. Votre plaque doit dépasser suffisamment pour que l’eau ruisselle sans jamais stagner au contact du conduit. Si le solin est en zinc, intercalez une bande de bitume adhésif entre les deux métaux pour éviter une corrosion galvanique.

Cas pratique : fermer une cheminée ancienne avec une plaque adaptée

Les cheminées anciennes posent un défi particulier. Manteau en pierre de taille ou en marbre, foyer aux formes trapézoïdales, cotes irrégulières, matériaux fragilisés par deux siècles de chauffe. Une plaque rectangulaire standard ne s’adapte jamais correctement, et forcer son insertion peut endommager l’ouvrage.

Pourquoi le standard ne fonctionne pas. Sur une cheminée en pierre du Vieux-Lyon ou une maison de village rénovée, l’ouverture du foyer n’est jamais parfaitement rectangulaire. Le fond est souvent plus étroit que l’entrée, l’avaloire n’est pas centrée, et les pierres du tableau présentent des irrégularités de surface. Une plaque rigide trop ajustée crée des points de pression qui peuvent fissurer le manteau, surtout si le mortier à la chaux a vieilli.

La méthode de l’empreinte. Procurez-vous un grand carton fort (type carton de déménagement double cannelure). Découpez-le grossièrement aux dimensions du foyer, puis retaillez-le millimètre par millimètre avec un cutter jusqu’à ce qu’il épouse parfaitement la forme de l’ouverture. Vous obtenez un gabarit fidèle que vous confiez à un chaudronnier ou que vous numérisez pour une découpe laser en ligne. Résultat : une plaque qui s’insère sans jeu excessif et sans contrainte.

Fixations douces et réversibles. Sur un manteau ancien, évitez absolument de percer la pierre. Utilisez des pattes métalliques coudées fixées au mastic-colle polyuréthane directement sur les parois latérales du tableau. Ce mastic adhère sur la pierre, la brique et même le marbre, tout en restant démontable. Pour une tenue optimale, maintenez la plaque avec des cales pendant 24 heures le temps que la polymérisation soit complète.

Patrimoine

Si votre cheminée est classée ou inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques, n’engagez aucune obturation sans l’avis écrit de l’architecte des bâtiments de France. Même réversible, une fermeture peut être refusée si elle altère la lecture architecturale de l’ouvrage. Contactez l’UDAP de votre département.

Pour les cheminées en plâtre ou en staff (fréquentes dans les immeubles haussmanniens), le principe est le même : matériau fragile, cotes non standards. La méthode du gabarit reste la référence, avec une fixation exclusivement par collage. Réduisez le poids de la plaque au maximum : évitez la fonte, préférez une tôle mince ou un contreplaqué marine de 15 mm peint en noir mat.

Éviter les pièges et valider votre fermeture : la checklist pratique

5 erreurs classiques à ne pas commettre

  • Oublier le ramonage. Un conduit non ramoné emprisonne le bistre, qui devient acide et attaque les boisseaux. Les odeurs de suie imprègnent la pièce sans jamais disparaître. Votre assurance peut aussi refuser une prise en charge en cas de problème.
  • Supprimer toute ventilation. Un conduit totalement étanche des deux côtés crée un environnement confiné où l’humidité résiduelle condense. Résultat : moisissures, auréoles brunâtres au plafond, et dégradation des boisseaux par le gel. Une grille basse est obligatoire pour toute fermeture définitive.
  • Serrer la fixation comme un étau. Une plaque vissée en force, surtout sur un manteau ancien, exerce une pression permanente. Au premier cycle chaud-froid (le soleil sur le conduit suffit), le métal se dilate, la pierre travaille, et une fissure apparaît. Laissez toujours 2 à 3 mm de jeu en périphérie.
  • Utiliser un matériau combustible. L’aggloméré standard, le PVC expansé, le polystyrène n’ont rien à faire dans un foyer. Même sans feu, le conduit peut évacuer l’air chaud d’un autre appareil et atteindre des températures qui dégradent ces matériaux, avec émission de composés toxiques.
  • Négliger le conduit côté toit. L’obturation intérieure seule protège des courants d’air, mais pas des infiltrations d’eau. Chaque hiver, le gel fait éclater les boisseaux imbibés d’humidité. Bouchez le conduit des deux côtés, systématiquement.

Checklist téléchargeable : de la préparation à la finition

Voici votre feuille de route chronologique. Un PDF à cocher est disponible en téléchargement pour vous accompagner pas à pas sur le chantier.

  • Faire ramoner le conduit par un professionnel et conserver le certificat.
  • Nettoyer intégralement le foyer (brossage, aspiration, masque FFP2).
  • Relever les cotes exactes : largeur, hauteur, diagonales, profondeur du tableau.
  • Choisir le matériau de la plaque selon l’usage (tôle, verre, fonte, contreplaqué).
  • Commander ou découper la plaque, 2 à 3 mm plus petite que les cotes.
  • Préparer l’isolant (laine de roche) si nécessaire.
  • Positionner la plaque avec un cordon de mastic-colle polyuréthane.
  • Fixer mécaniquement avec pattes métalliques et fixations adaptées au support.
  • Appliquer un joint silicone périphérique haute température.
  • Percer et installer la grille de ventilation (si fermeture définitive).
  • Vérifier l’absence de tirage résiduel à la flamme.
  • Monter sur le toit en respectant les consignes de sécurité.
  • Mesurer la sortie de conduit et choisir une plaque métallique avec débord.
  • Fixer et étancher la plaque côté toit.
  • Contrôler l’étanchéité après la première pluie.

Téléchargez la checklist PDF interactive

Fermer une cheminée avec une plaque : vos questions les plus fréquentes

Cheminée classique en pierre obturée par une plaque métallique sombre, ornée de bougies et de compositions florales séchées, dans un salon parisien baigné de lumière chaude

Qu’est-ce qu’une plaque de fermeture de cheminée ?

C’est un panneau rigide, en métal, verre, fonte ou bois traité, qui vient obturer l’ouverture du foyer d’une cheminée inutilisée. Elle bloque les courants d’air, isole thermiquement et empêche les remontées de suie ou de fumée. Elle se pose en intérieur, et idéalement en toiture pour une fermeture complète.

Comment puis-je fermer ma cheminée ouverte ?

Commencez par un ramonage complet, puis nettoyez le foyer. Prenez les mesures précises, choisissez votre matériau, découpez la plaque à la bonne dimension, et fixez-la avec un mastic-colle et des pattes métalliques. N’oubliez pas la grille de ventilation en bas si la fermeture est définitive, et bouchez le conduit côté toit.

Comment puis-je fermer le dessus de ma cheminée ?

Montez sur le toit en respectant les règles de sécurité (harnais, météo favorable, jamais seul). Mesurez le diamètre extérieur du conduit, choisissez une plaque métallique (tôle galvanisée ou inox) qui déborde de 5 cm, puis fixez-la mécaniquement sur le couronnement avec un joint d’étanchéité silicone.

Comment transformer une cheminée ouverte en cheminée fermée ?

La pose d’une plaque simple est une solution de condamnation, pas de transformation. Pour conserver l’usage du feu, il faut installer un insert ou un foyer fermé, qui s’encastre dans le foyer existant et se raccorde au conduit. Cette opération, plus lourde, nécessite un professionnel qualifié RGE et un tubage du conduit.

Quel matériau choisir pour une plaque de fermeture ?

La tôle galvanisée est le meilleur compromis pour une fermeture durable et économique. Le verre trempé convient si vous voulez conserver la lumière. La fonte offre une isolation phonique et thermique supérieure. Le contreplaqué reste une option temporaire, uniquement si l’humidité est totalement absente du conduit.

Est-il obligatoire de ramoner avant de condamner ?

Oui, c’est une obligation légale et une mesure de sécurité. Le Code des collectivités territoriales impose un ramonage mécanique avant toute condamnation définitive. Sans cela, les résidus de suie continuent de se dégrader dans le conduit, génèrent des odeurs et peuvent causer des dommages à long terme.

Peut-on fermer une cheminée ancienne avec une plaque standard ?

Très rarement. Les foyers anciens ont des formes irrégulières et des cotes non standard. Réalisez une empreinte en carton fort que vous confiez à un chaudronnier pour une découpe sur mesure. Cela évite les fixations forcées qui risquent d’endommager la pierre ou le manteau.

Comment fixer la plaque sans abîmer le manteau ?

Utilisez un mastic-colle polyuréthane en cordon périphérique, associé à des pattes métalliques collées sans perçage si le manteau est fragile. Évitez absolument de percer la pierre, surtout si elle est ancienne ou friable. Les fixations chimiques par scellement sont une alternative douce si une fixation mécanique est indispensable.

Faut-il prévoir une ventilation après fermeture ?

Oui, impérativement si la fermeture est définitive. Une grille d’aération en partie basse de la plaque permet à l’air de circuler dans le conduit et empêche la condensation. Sans cette ventilation, l’humidité s’accumule, provoque des moisissures et dégrade les boisseaux, surtout en période de gel.

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